Je viens de revenir de France, de chez tes grands-parents. Tu as pu entendre les voix - que dis-je: les cris, de ta tante Anaïs, ton oncle Lauric, et de mes cousines Bridget et Elizabeth. Les parties de UNO te réveillaient, tu sautais partout, comme si tu voulais te joindre à nous, à moins que tu aies eu envie de te terrer dans les recoins les plus profonds de ton cocon pour échapper aux éclats de rire tonitruants de la famille, et de la voix de ton grand-père qui se veut toujours autoritaire pendant les parties de cartes.
Il a plu! Des cordes! Mais j'étais plus fatiguée qu'au premier trimestre, donc la plage, la chaleur, m'auraient achevée. D'ailleurs, je suis partie retrouver Clara à St Malo, et c'est la première et dernière fois que j'ai pris le soleil. Nous avons fait une randonnée/ballade de 3 heures sous un soleil de plomb. Non, ta mère n'est pas inconsciente, il ne faisait pas beau à l'aller. Mais oui, j'ai pris un coup de soleil énorme. Toi tu es resté(e) au frais. Vive la clim naturelle du corps.
J'ai vu Aurélie, Audrey (tu les connaîtras aussi!), et ton arrière grand-mère Marguerite. Elle écrit un nouveau livre, c'est passionnant. Je n'ai pas visité la famille étendue, les soeurs de ta grand-mère, mais tu les verras de tes propres yeux d'ici mars, avril.
Aujourd'hui je suis à San Francisco. Je me lève tôt (si ce n'est pas 3 heures du matin, c'est mieux). Pour t'écrire, c'est parfait.
Hier nous avons été faire ton échographie. Une interne nous a acceuillie, et nous lui avons demandé de nous écrire sur un bout de papier si tu étais un garçon ou une fille... Apparemment, nous n'étions pas les premiers à le demander, elle n'avait pas l'air étonnée. Cette fois-ci l'interne était accompagnée, un docteur était là pour la guider. Tout a été vu en détail. Il reste le coeur à voir sur une deuxième échographie parce que tu étais roulé en boule du côté opposé des échographes. Tu devais en avoir marre parce que même la gynéco a eu du mal à trouver ton battement de coeur, et tu donnais des coups de pied dans le micro! Ton père et moi étaient fiers de le savoir, c'était étrange comme sentiment. Tu existais vraiment pour la première fois, tu communiquais avec l'extérieur, tu te défendais des agresseurs! Enfin, on analyse et on interprète librement.
Hier soir nosu avons revu Mireille/Arne et Alice/Stephane et leur bébé de 4 mois Dylan. Je me demande si tu resteras ici assez longtemps pour les connaître...
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